Mama Finger – Wendall Utroi

Du drame… Du suspense… Du vaudou… Un clin d’oeil à Haiti… Des enquêtes policières… De l’amour, du vrai comme on en rêve tous… Le tout sur fond d’une Amérique à peine post-ségrégationniste.

𝙈𝙖𝙢𝙖 𝙁𝙞𝙣𝙜𝙚𝙧: 𝙪𝙣 𝙧𝙤𝙢𝙖𝙣 𝙩𝙤𝙪𝙩-𝙚𝙣-𝙪𝙣.

Une narration « en parallèle » qui joue parfaitement sa partition dans le maintien du suspense…

Une plume qui repeint vos émotions de toutes les couleurs et teintes de l’arc-en-ciel…

Des émotions qui vous collent à la peau… Pour le meilleur et pour le pire!

Qui suis-je pour juger un livre et le recommander ou non? Je ne suis qu’une lectrice très émotionnelle qui trouve son bonheur dans l’immersion totale de ce qu’elle lit. Et quand j’ai la chance de tomber sur ce genre de travail poussé, minutieux qui parvient à me transporter en ces lieux terrifiants que j’aime pouvoir sillonner, le temps d’une visite sans conséquence, j’avoue avoir du mal à ne pas partager mon ressenti… mon humble avis…

𝑬𝒏 𝒄𝒆𝒕𝒕𝒆 𝒑e𝒓𝒊𝒐𝒅𝒆 𝒅𝒊𝒇𝒇𝒊𝒄𝒊𝒍𝒆, 𝑴𝒂𝒎𝒂 𝑭𝒊𝒏𝒈𝒆𝒓 𝒑𝒆𝒖𝒕 𝒃𝒐𝒖𝒍𝒆𝒗𝒆𝒓𝒔𝒆𝒓, 𝒔𝒊 𝒗𝒐𝒖𝒔 𝒗𝒐𝒖𝒔 𝒍𝒂𝒊𝒔𝒔𝒆𝒛 𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆, 𝒗𝒐𝒕𝒓𝒆 𝒑𝒆𝒓𝒔𝒑𝒆𝒄𝒕𝒊𝒗𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒗𝒊𝒆 𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒗𝒐𝒔 𝒑𝒓𝒊𝒐𝒓𝒊𝒕é𝒔. À 𝒗𝒐𝒖𝒔 𝒅𝒆 𝒗𝒐𝒊𝒓 𝒔𝒊 𝒄𝒆𝒍𝒂 𝒗𝒐𝒖𝒔 𝒕𝒆𝒏𝒕𝒆. 𝑬𝒕 𝒔𝒊 𝒄’𝒆𝒔𝒕 𝒍𝒆 𝒄𝒂𝒔, 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒆𝒏 𝒔𝒂𝒗𝒐𝒊𝒓 𝒑𝒍𝒖𝒔, 𝒄’𝒆𝒔𝒕 𝒑𝒂𝒓 𝒍à : ➡️ https://amzn.to/2WB9Xck

Bonne decouverte!

Extrait 1

« L’enfant récupéra le beignet du bout des doigts et mordit dedans avec avidité. Il mâcha à peine, avala, mordit encore, sans jamais quitter des yeux celle qui lui offrait sa main, mais l’effrayait tout autant : une femme blanche.

Les Blancs, ça n’était pas bon par essence, ça se trouvait meilleur que les autres, surtout que les nègres, ça n’était pas gentil. Les Blancs, ça pensait avoir le pouvoir de vie ou de mort, ça sentait l’artificiel, le faux-semblant, les sourires de circonstance. Ça n’avait pas de cœur, pas de limite, pas d’âme, pas de pitié. Les Blancs, ça avait toujours raison, ça colonisait, ça croyait en Dieu pour mieux se faire pardonner. Et puis, ça frappait, ça cognait, ça insultait et crachait son dégoût à s’en briser les phalanges et la voix.

Mais cette dame, là, juste devant lui, elle semblait différente : un regard tendre, un sourire timide, une main qui tremblait.

— Je m’appelle Madeline et toi ? »

(Mon petit doigt insiste… Je précise que l’auteur est européen 😃)


Extrait 2

« Il était des douleurs qui se taisaient, se terraient dans les abysses de l’oubli, attendant de mordre à nouveau. Murènes aux dents acérées qui jaillissaient de nulle part et décapitaient l’instant, pour vous emporter vers les tourments du passé. »

Présentation

(copiée sur Amazon)

« 1936, au sud de la Louisiane. Qui est Mama Finger ? Une guérisseuse pour certains, une sorcière pour d’autres. Cette dame noire sans âge coule des jours paisibles dans une cabane au cœur du bayou. Quand les époux Larive, qui vivent non loin de là, travaillent, mama s’occupe de leur fils de 9 ans, lui fait découvrir un monde captivant. Mais, dans l’ombre des Noirs américains, le bruit des chaînes résonne encore. Est-il bon de parler aux esprits, là où règne la folie des Blancs, la ségrégation et les fantômes du Ku Klux Klan ?

Une histoire puissante, tragique et envoûtante, qui vous mènera là où jamais vous n’auriez cru aller ! »

Pour le découvrir

Je le vois partout le nombre 77 (Vidéo)

La bande-annonce

Le Nombre 77 – Bande annonce – Durée: 0 min 21 sec
Crédits – Vidéo: Sylphine – Musique: Jérôme Marie: auteur compositeur, lecteur enthousiaste et satisfait.

Le résumé

Le Nombre 77, thriller fantastique

Une malédiction peut-elle se perpétuer durant des millénaires ?

Alors qu’il pensait être parvenu à retrouver un semblant de vie paisible après la perte tragique de sa fille, Terence Dale, barman ordinaire d’une petite ville perdue de l’Arizona, voit son existence basculer le jour où lui parvient une mystérieuse lettre.
Une lettre ne comportant que le logo d’une île étrange et un nombre, le nombre 77.

Désormais hanté par ce nombre, Terence devient la proie d’hallucinations effroyables et de terrifiants chuchotements dans l’obscurité. Nuit après nuit, cauchemar après cauchemar, l’île l’appelle…

Peut-on échapper à la folie en plongeant tête baissée dans les ténèbres ?


Une petite anecdote

Ce qui a menacé encore plus de me faire finir en camisole de force, c’est le besoin de découvrir pourquoi Terence lui aussi le voit partout, ce nombre. Et pourquoi depuis que ça le poursuit et le harcèle, il voit des visages agonisants, des cadavres en sursis dans la rue? Il sait comment mourra chaque personne qu’il rencontre sur son chemin… La nuit, il ne ferme plus les yeux pour fuir ses effroyables cauchemars… Et pour scruter l’obscurité tout sauf silencieuse de sa chambre envahie de chuchotements, de plaintes, de cris, de souffle froid dans son cou…

Contrairement à moi, pour Terence, la folie a commencé à la réception d’une lettre. Une lettre vide portant uniquement le logo d’une île, les initiales R.I. Et le fameux nombre 77.

Un voyage sur cette terre inconnue que fuit tout le monde à part ses quelques centaines d’habitants, sur cette île perdue qui l’appelle dans ses rêves, cela lui apportera-il la réponse au chamboulement total de sa vie? Y retrouvera-t-il la paix, la sérénité qu’il avait réussi à se composer après les drames récents de sa vie? De toute façon, a-t-il vraiment le choix?


Mon avis

Alexis a encore frappé fort. Voilà les premiers mots de ce roman:

Second Précepte : doit mourir Celui qui, avant l’heure, annoncera mon avènement…

À partir de là, il n’est plus question de faire marche arrière, on se laisse entraîner aux côtês de Terence pour assister, totalement sous le charme, à sa descente aux enfers… Parfois… surtout le soir, on croit même prendre sa place car il se pourrait que vous entendiez des chuchotements dans la nuit vous aussi! Alexis sait comment vous détraquer le cerveau, il m’a déjà fait ce coup-là avec Salamanca!

Bref, Le Nombre 77, c’est le package complet: le suspense… l’angoisse… une plume somptueuse, jugez-en par vous-même:

Elle trônait là, souveraine, comme posée au milieu de cet océan qui, à cette heure, expulsait sa prodigieuse rage et se libérait enfin de ses entraves ; elle paraissait flotter sur les eaux comme une idole d’un autre temps, et dont la vue faisait naître quantité de croyances et inspirait une profonde terreur à quiconque posait les yeux sur elle.

Oui, (elle) existait réellement.

Et elle semblait l’attendre…

Et vous n’échapperez pas aux grandes questions existentielles, comme avec tous les romans de cet auteur… Cette fois, celle qui a été remuée dans mon esprit est la suivante:

Que penser du destin? Tout est-il écrit d’avance?

N’hésitez pas à avancer une réponse. Votre opinion m’intéresse! 😊

Le nombre 77, un roman à découvrir! Et Alexis Arend, un auteur à suivre!

Voilà! C’est tout pour aujourd’hui. Cette fois, c’était une découverte, je vous donne rendez-vous à très bientôt pour une rencontre!

Bonne découverte entretemps! Bonne lecture!