Archives d’Auteur : Nina JO

La centaine d’amour

Si quelquefois devait s’arrêter ta poitrine, et que cesse d’aller ce qui brûle en tes veines, si ta voix en ta bouche expirait sans parole, si tes mains s’endormaient en oubliant l’essor, *** Mathilde, amour, laisse tes lèvres entrouvertes car ce dernier baiser doit durer avec moi, doit rester immobile à jamais sur ta bouche: c’est ainsi seulement qu’il me

Lire la suite

Lorsque tu fermeras mes yeux à la lumière…

Lorsque tu fermeras mes yeux à la lumière, Baise-les longuement, car ils t’auront donné Tout ce qui peut tenir d’amour passionné Dans le dernier regard de leur ferveur dernière. *** Sous l’immobile éclat du funèbre flambeau, Penche vers leur adieu ton triste et beau visage Pour que s’imprime et dure en eux la seule image Qu’ils garderont dans leur tombeau.

Lire la suite

Ton souvenir est comme un livre

Ton souvenir est comme un livre bien-aimé, Qu’on lit sans cesse, et qui jamais n’est refermé, Un livre où l’on vit mieux sa vie, et qui vous hante D’un rêve nostalgique, où l’âme se tourmente. Je voudrais, convoitant l’impossible en mes voeux, Enfermer dans un vers l’odeur de tes cheveux, Ciseler avec l’art patient des orfèvres Une phare infléchie au

Lire la suite

Les amants de Montmorency

Ils passèrent deux jours d’amour et d’harmonie De chants et de baisers, de voix, de lèvre unie, De regards confondus, de soupirs bienheureux, Qui furent deux moments et deux siècles pour eux. La nuit, on entendait leurs chants; dans la journée Leur sommeil; tant leur âme était abandonnée Aux caprices divins du désir ! leurs repas Etaient rares, distraits: ils

Lire la suite

Stances galantes

Souffrez qu’Amour cette nuit vous réveille; Par mes soupirs laissez-vous enflammer: Vous dormez trop, adorable merveille, Car c’est dormir que de ne point aimer. *** Ne craignez rien dans l’amoureux empire, Le mal n’est pas si grand que l’on le fait; Et, lorsqu’on aime et que le coeur soupire, Son propre mal souvent le satisfait. *** Le mal d’aimer, c’est

Lire la suite

L’extase d’un baiser

Au point que j expirais, tu m’as rendu le jour, Baiser, dont jusqu’au coeur le sentiment me touche, Enfant délicieux de la plus belle bouche Qui jamais prononça les Oracles d’Amour. *** Mais tout mon sang s’altère, une brûlante fièvre Me ravit la couleur et m’ôte la raison; Cieux ! j’ai pris à la fois sur cette lèvre D’un céleste

Lire la suite

Le lai du chèvrefeuille

De ces deux, il en fut ainsiComme du chèvrefeuille étaitQui au coudrier s’attachait :Quand il s’est enlacé et prisEt tout autour du fût s’est mis,Ensemble peuvent bien durer.Qui plus tard les veut détacher,Le coudrier tue vivementEt chèvrefeuille mêmement.« Belle amie, ainsi est de nous :Ni vous sans moi, ni moi sans vous ! » … Marie de France (1154-1189)

Lire la suite

Le prophète et l’amour

Alors, Al-Mitra dit : « Parle-nous de l’Amour ». Il releva la tête et regarda les gens autour de lui, et le silence étaitsur eux tombé. Et d’une voix forte il dit: Quand l’amour vous interpelle, suivez-le.Bien que ses chemins soient escarpés et raides. Et s’il vous enveloppe de ses ailes, abandonnez-vous à lui,même si le fil acéré de son pennage doit

Lire la suite

Marre de hurler en silence

« Ça fait mal d’apprendre À quitter ceux qui nous quittent, D’apprendre à les aimer en silence, Le dos tourné, les yeux baissés. De devoir apprendre à son coeur La force de se vider Tout en demeurant habité. Apprendre à pleurer en souriant, À s’en aller en aimant. » _______________________ Philippe Besson, « Se résoudre aux adieux »   Qu’ajouter à cela? Tenter d’avancer

Lire la suite

Perdition

Ça y est, il est là! Et j’ai eu l’heureux privilège de le découvrir en avant-première: « Perdition », le nouveau roman d’Alexis Arend. Et quand je vous dis « heureux privilège », le mot est bien faible pour exprimer ma félicité. Avec ce 6ème roman, l’auteur a pris une nouvelle orientation. En effet, c’est SON PREMIER RÉCIT NON FANTASTIQUE. Ici l’accent est mis

Lire la suite

Je ne le souhaite à personne.

N’est-ce pas là l’une des plus cruelles punitions dont la vie peut nous accabler? Regarder au fond des yeux et des mots de l’autre et comprendre qu’on ne compte plus, que notre chagrin n’est plus qu’une source de contrariétés, nos joies plus que des faits divers… Que nous, qui avons été au centre de tout, ne sommes plus qu’une pièce

Lire la suite

Puisque tu es moi…

L’amour conjugue la vie à deux, il ne connait ni « je » ni « tu ». Parce que « moi » est la personne des gens confus et « nous » celle des gens heureux. Nous nous sommes égarés au milieu de cette foule indifférente parce que tu t’acharnes à hurler « mon » alors que ton seul repère et mon unique boussole c’est « nous. Mais puisque le silence

Lire la suite

« Veuillez me lire » : une ode au livre

Cela fait un moment que je voulais découvrir cette auteure. Puis la couverture de l’un de ses romans, m’a… disons… déstabilisée 😁😊 par son côté « inhabituel, inattendu » et a modéré mon sentiment d’urgence à aller vers elle. Puis récemment, j’ai lu des éloges de cette nouvelle venant de la reine des nouvelles elle-même, DominIque Lebel. Et il n’en a pas

Lire la suite
« Entrées précédentes