10 p’tits loups : 10 garçons en colère

Mon avis

Marie Boutillier est appelée à voler au secours de 10 « anges cornus » déboussolés par l’incompréhension, le rejet de ceux qui devraient les embrasser. 10 petits loups : 10 grands défis.

Cependant, elle est jeune et pratiquement seule face à la situation. Est-elle prête pour une telle mission ?

Ce récit autobiographique traite du sujet — oh combien difficile et redouté — des troubles du comportement chez l’enfant, un thème des plus délicat. Imaginez comme il devait l’être encore plus il y a quelques décennies quand on comprenait ces troubles, et surtout leur expression, encore moins bien qu’aujourd’hui.

Pour partager cette expérience avec nous, Marie a fait le choix d’une narration simple, agréable… Cette phrase du prélude donne le ton :

Attention ! Je ne prétends pas faire de la « littérature ». Je vous raconte tout simplement une tranche de vie, comme si vous étiez en train de prendre un café avec moi sur une terrasse.

Et moi, ça me convient parfaitement !

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10 p'tits loups : 10 garçons en colère, de Marie Bo

10 p’tits loups : 10 garçons en colère, de Marie Bo

En fait, Marie est spécialiste des troubles comportementaux chez l’enfant. Et elle a travaillé en tant que telle pratiquement toute sa vie. D’où sa grande maîtrise du domaine, ce qui lui confère autant d’aisance pour traiter le sujet avec humour et humanité puisqu’il ne la déstabilise nullement. Enfin presque !

Pour notre plus grand bonheur, notre experte tient depuis toujours un journal personnel. Et c’est ce qu’elle nous livre dans cet ouvrage.

« 10 p’tits loups » est un livre hilarant. Le ton humoristique est loin de ce que l’on attend ou plutôt de ce que l’on redoute normalement de ce genre.

Marie doit tenter d’éduquer et d’intégrer 10 diablotins qui complotent de toute leur expertise à eux pour l’entraîner dans la folie. Ça donne des situations alarmantes pour ceux qui ne s’y connaissent pas, mais pas pour Marie dotée d’une personnalité joviale et pleine de ressources. C’était pour elle surtout un beau défi, très éprouvant, certes, mais quand elle nous raconte ses aventures, c’est parfois carrément comique.  Je parie que vous pensez que j’exagère. Que dites-vous de ces extraits ?

 

Extraits

1- Mais arrêter deux grands gaillards, plus costauds que moi, de se battre ? Si je reçois un coup de poing sur la mâchoire, est-ce que mon assurance va couvrir mes dents cassées ? Sans parler de la chirurgie plastique pour restaurer mon profil de rêve ? Bon, OK, j’exagère un tantinet. Bref, je n’ai pas le choix.

2- Rebelote les escaliers pour atterrir cette fois dans la cour d’école. Mes deux taupins en sont encore à la bousculade préliminaire sur l’épaule et à un cordial échange d’insultes que je n’ai même pas envie de rapporter ici. Je peux juste spécifier que ça concerne la vie sexuelle de leurs mamans respectives. Pour donner un indice, comme ça, en passant.

3- Il (le directeur de l’école où Marie travaille, pas fan du tout de ces enfants « indésirables » qui ont atterri contre son gré dans son établissement) termine l’entrevue en me disant que jusqu’à preuve du contraire, il me fait confiance, vu que je suis une « spécialisse ». Les « s » s’entortillent de rage entre ses dents. Le « te » ? Disparu dans les profondeurs de son gosier bien-pensant.

Marie réussira-t-elle à les « sauver » en nageant à contre-courant? Dédaignés de tous, ces enfants ont-ils une chance de s’en sortir ? Ils ne sont pas tranquilles même à la maison, et surtout pas à la maison ! 

Alors, au bout de tant d’années à travailler dans ce milieu, notre experte est arrivée à la conclusion suivante : 

Dieu a escamoté un commandement important sur le Sinaï : Tes enfants tu respecteras Et aimeras, évidemment. »

Si elle lançait une pétition à adresser au Père Tout-Puissant pour approuver ce projet de loi, la signeriez-vous?

En attendant, si Marie ne se décide pas à nous écrire un roman, je vais finir par connaître celui-ci par cœur. Car j’ai bien l’intention de le relire plusieurs fois. La plume de Marie est si humoristique que dès la fin du livre, j’ai tenté de recenser tout ce qu’elle a écrit pour m’offrir un marathon sous ma couette, maintenant qu’il fait « froid » dans les Caraïbes aussi en plein février! Malheureusement, celui-ci semble être le seul qui ne soit pas un guide. Ces derniers sont tous intéressants aussi mais là je suis en manque de son humour.

La relecture de ce pan de son journal offre aussi un autre attrait pour moi : j ai adoré le vocabulaire québécois fleuri des petits monstres. Les « sacres » (jurons), n’est-ce pas ce qu’on apprend avant tout dans une langue? Non? Il n’y a que moi qui le fasse? En tout cas, je m’imagine bien les hurler moi aussi dans mon pays! « Farme ta yeule », aurais-je un trouble du comportement? En tout cas, je pense que je m’en sortirais aisément sans jamais être comprise. Super astuce pour se défouler sans être INJUSTEMENT traitée de grossière! 😁

Enfin bon voilà, j’ai adoré, l’ai-je déjà mentionné? 😊

Je recommande à ceux qui aiment le genre « thème sérieux traité sur un ton humoristique », jamais ridicule, mais un ton qui ne tombe pas dans l’apitoiement. Et je pense que cette attitude doit aussi jouer, en général, pour redonner confiance en eux-mêmes à ces petits choux.

 

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Marie Bo, auteure et experte en troubles du comportement chez l’enfant

Interview avec l’auteure

Suite à la lecture, quelques questions ont continué à trotter dans ma tête. Et Marie Bo a eu la gentillesse d’accepter d’y répondre. Je suppose que certains parents doivent s’en poser aussi de ce genre.

Alors, je vous retranscris ici aussi ce petit entretien pour compléter mon retour de lecture de « 10 petits loups ».

NINA: Bonjour, Marie. Merci d’avoir accepté de répondre à mes questions. Ce n’est pas tous les jours que j’ai la chance de pouvoir m’entretenir avec une experte des troubles du comportement. Étant mère d’un petit garçon très jovial, inventif et comment dire… jamais fatigué, parfois je m’inquiète pour des attitudes tout à fait normales pour son âge selon son pédiatre. Mais je reste alerte.    

1— Alors, Marie, commençons par le commencement. Qu’est-ce qui t’a décidée, poussée, encouragée à embrasser un tel défi ?

MARIE : C’est mon jeune cousin Mario qui a éveillé mon intérêt pour les enfants qui ont des besoins spéciaux. À ce moment-là, j’avais 14 ans.

Auparavant, vers l’âge de 12 ans, j’avais fait du bénévolat dans un hôpital psychiatrique auprès de jeunes débiles profonds que les religieuses tenaient attachés dans leur lit. J’étais profondément scandalisée de voir ces enfants traités pire que des animaux et dont la seule possibilité était de se balancer d’avant en arrière pour tromper leur ennui. Ils ne communiquaient pas, n’établissaient pas de contact visuel avec nous et survivaient prostrés dans un vide existentiel qui donnait le vertige. J’ai très vite cessé de participer à ces visites.

Mais revenons à mon cousin Mario. Il était multi handicapé i.e. qu’il était affligé d’un grave retard mental et il était sérieusement handicapé au niveau moteur. Quand ses parents ont commencé à l’amener chez nous en visite, après le repas, je l’installais par terre à un bout du corridor et moi je me tenais à l’autre extrémité.

Je faisais rouler une balle vers lui et je faisais le bouffon en même temps. Ça le faisait bien rigoler.

À la longue, il a saisi qu’il devait me renvoyer la balle à son tour et cette activité se déroulait accompagnée de nos fous rires constants.

Son enthousiasme était pour moi une telle récompense.

Le temps a passé et à l’âge de 17 ans, j’ai reçu une lettre du Ministère de l’Éducation qui annonçait l’ouverture d’un programme spécial qui nous proposait de finir notre brevet d’enseignement régulier (le jour) tout en poursuivant un brevet spécialisé pour l’enseignement en déficience intellectuelle le soir et le samedi.

Je n’ai pas hésité une seconde !

À 18 ans, j’ai commencé à enseigner en prenant en charge un petit groupe de déficients légers de niveau primaire. Puis j’enseigne 1 an dans une réserve indienne en Colombie-Britannique pour continuer 1 an dans un centre spécialisé en Bretagne (Papillons Blancs).

Bref, rendue à ma 7e année d’expérience, je bifurque vers les jeunes qui ont des troubles du comportement en acceptant un poste dans un internat spécialisé qui offrait une formation préalable de 4 mois.

Le reste est de l’histoire : en tout, 43 ans de vie professionnelle toujours au service de jeunes ayant des besoins spéciaux.

2— Une question qui a l’air hors du sujet, mais tu verras vite où je veux en venir… Quelle est ta position sur la philosophie de Rousseau que « L’homme est né bon, c’est la société qui le corrompt ? »

MARIE: Étant une personne très pragmatique, la philosophie des uns ou des autres m’importe peu quand il s’agit de passer à l’action.

Chaque bébé arrive dans ce bas monde avec un profil qui lui est spécifique, particulièrement au niveau sensoriel. À la base, le petit humain a besoin de se sentir en sécurité. Je crois que c’est à ce moment-là que tout se joue.

Si les attitudes et les actions des parents sont en harmonie avec le mode de fonctionnement de leur bébé, le développement de l’enfant se passe relativement bien. Autrement… c’est la galère !

Prenons par exemple un bébé qui a énormément besoin de câlins mais dont les parents montrent leur amour principalement par des paroles d’encouragement ou en offrant des jouets. Cet enfant risque de ne pas se sentir véritablement aimé et son comportement va s’en ressentir.

Être à l’écoute des besoins de l’enfant est un devoir primordial pour chaque adulte qui a un rôle à jouer dans l’éducation d’un enfant.

Attention, je ne parle pas ici de ‘’caprices’’. Je pense à ses besoins en tant que personne à part entière : son mode de communication privilégié, ses goûts, sa créativité, son sens de l’humour, son profil d’apprentissage, etc.

3— Je compris que l’entourage, la famille, le contexte socio-économique, tous ces critères affectent un enfant, certains plus que d’autres, et que certains troubles du comportement en résultent. Il existe aussi des facteurs déclenchants liés à la grossesse, à certains médicaments et carences, comme il est mentionné dans l’article plus bas… Alors irais-tu jusqu’à dire que les enfants sont tous, à la base, « bons », qu’il n’en existe pas de « mauvais ». Un très jeune enfant qui veut tous les jouets et se bat avec son frère pour lui prendre les siens, est-ce un trouble du comportement ou l’humain dans toute sa splendeur ? Un bébé qui veut absolument la sucette de son frère ou de sa sœur alors qu’il a déjà le sien, est-ce le signe d’un manque ou d’un autre souci ou est-ce juste humain ?

MARIE : L’enfant a besoin de vivre des succès et de recevoir l’approbation de son entourage pour se développer harmonieusement.

Il a prodigieusement besoin d’attention.

L’adulte en charge, parent ou intervenant, se doit de renforcer fréquemment les moments où le comportement est adéquat pour satisfaire ce besoin d’attention.
Sinon, l’enfant risque de recevoir cette attention uniquement quand il est déviant. Alors, pourquoi ne pas continuer ?

4— En effet! Ce qui nous amène d’ailleurs à ma prochaine question : Certaines attitudes étant liées à des étapes du développement de l’enfant, à partir de quel âge peut-on vraiment considérer qu’il s’agit d’une situation anormale, d’un trouble du comportement ?

MARIE: Dès que le comportement d’un enfant l’empêche de s’intégrer à un groupe d’enfants de son âge que ce soit au terrain de jeu, à la garderie ou à l’école, il faut intervenir pour lui montrer comment s’adapter à la situation.

Et comme je le mentionnais plus haut, il faut renforcer tout ce qui va bien, même si comme adulte le comportement attendu nous semble une évidence.
Attention ! Il faut éviter comme la peste les compliments qui visent la personne : ‘’tu es une gentille fille, tu es un bon garçon’’.

L’amour se doit d’être inconditionnel et non pas relié à un comportement.
C’est donc primordial de souligner le comportement adéquat à répétition.
Je pense à une amie qui a élevé 3 garçons et qui à chaque repas disait à chacun de ses fils ‘’je suis contente, tu as bien mangé’’. Et ce, même s’ils n’avaient pas terminé le contenu de leur assiette. Ils mangeaient en fonction de leur appétit et non pas pour obtenir une réaction de leur mère.

La communication positive permet aux parents de mieux s’adapter au profil de chacun de leurs enfants. Il existe de très bons ouvrages sur la question et cette approche convient à l’éducation de tous les enfants qu’ils soient difficiles ou non.

http://apprendreaeduquer.fr/communication-positive-enfants/

5— Je te remercie pour ce lien, Marie, utile à toute personne fréquentant des enfants, parents ou non.

Donc contrairement à une idée reçue chez moi, face à un enfant même très jeune qui a des attitudes exagérément agressives, par exemple, qui ne sont pas en accord avec sa phase de développement considéré normal pour son âge, il n’est pas question d’attendre un âge défini pour diagnostiquer, confirmer qu’il s’agit bien d’un trouble pathologique et commencer une prise en charge adaptée ?

MARIE : Si le climat familial est relativement normal, je crois qu’il faut commencer par une batterie de tests au niveau physique et sensoriel.
Autrement, si un membre de la famille obtient beaucoup d’attention et de privilèges en manifestant de l’agressivité, c’est par là qu’il faut commencer à chercher des solutions.

Une bonne santé physique est très importante. Une personne de mon entourage qui était extrêmement colérique avait en fait des kystes sur le foie mais cette particularité a été découverte seulement à l’âge adulte.

Autrement, si j’avais un enfant avec ce type de profil, je consulterais une ergothérapeute pour dépister des problèmes au niveau sensoriel.
L’ergothérapie se caractérise par l’éducation, la rééducation, la réadaptation ou encore la réhabilitation, par l’activité (Ergon en grec). C’est par le biais d’activités de la vie quotidienne écologique (soins personnels, travail et loisirs) et d’autres exercices globaux et analytiques que l’ergothérapeute organise une thérapie visant à améliorer des capacités d’agir et des compétences, cela individuellement ou en groupe.

L’intervention précoce est toujours préférable mais c’est impossible de déterminer un âge précis. Chaque enfant est unique et chaque situation est différente.

6— Merci Marie, tu m’as enlevé un grand doute. Maintenant revenons-en à toi. Personnellement, je serais très malheureuse si tu n’écrivais plus de récits. Tellement que l’autre jour, quand tu as posté des images de livres d’enfants, avant même de lire les titres (qui étaient en fait ce que tu voulais plutôt pointer du doigt), pendant quelques secondes, je me suis emballée. J’ai eu le temps de m’imaginer lire des contes marrants avec mon fils. Alors, je t’en prie, dis-moi que tu as des projets d’écriture en cours.

MARIE : Je vais te faire une réponse ‘’normande’’ : peut-être bien que oui, peut-être bien que non. LOL

NINA: Eh bien, je crois que j’aime bien cette réponse. Un « non » est toujours catégorique. Donc quand ce n’est pas un « non » arrêté, il y a beaucoup de chances qu’un jour je récolte un oui  😁

7— Bon, je ne vais pas te retenir davantage. La toute dernière question, c’est comme cette sorte de compliment à double sens que l’on fait toujours aux gens plus âgés que nous… Comme quand quelqu’un dans la vingtaine me dit que je fais jeune… Je ne sais pas trop comment le prendre… Car ce compliment suggère que la quarantaine, c’est vieux ! Ahahahhh… Mais je te la fais quand même… Sous une autre forme… Quel est le secret de ta jeunesse, car pour moi tu es l’un des esprits les plus jeunes que je fréquente au quotidien sur Facebook.

MARIE : Eh oui ! Je vais avoir 74 ans en mai 2019.
Dans ma tête, j’ai encore 12 ans, quand j’écrivais de petits romans et que je rêvais de voyages.

Dans la vingtaine, je m’inquiétais de savoir que j’atteindrais bientôt la trentaine. Ce qui me semblait tellement vieux !

Finalement, j’ai pris conscience que même à 30 ans, j’étais toujours la même.
Alors voilà mon secret : depuis ce temps, je ne me suis plus jamais identifiée à un chiffre. Je peux donc continuer à créer, à apprendre et à me délecter des calendriers de… pompiers ! LOL

NINA: Eh bien j’attends impatiemment le mois de mai pour t’offrir un calendrier comme tu les aimes… 😁😂😃

Voilà, Marie, c’est tout pour aujourd’hui. Je te remercie pour tes précieuses réponses. Et merci d’avoir partagé ton secret avec nous. « NE PAS S’IDENTIFIER À UN CHIFFRE », je dois bien pouvoir y arriver mais c’est plus facile à dire qu’à faire.

Une toute dernière chose : je te prie déjà de me réserver une petite interview si/quand tu sors un autre récit. Je serai ta première lectrice.

*******

Maintenant, je voudrais ajouter pour nos lecteurs que tu t’intéresses à un tas de choses et que tu as écrit plusieurs autres livres : des guides, des cahiers de coloriage antistress pour adultes… Je suis fan de tes livres de recettes de smoothies. Je vais commencer à les utiliser et poster quelques photos…

Et pour finir, j’attire votre attention sur le blog de Marie qui est une source intarissable d’astuces de toutes sortes.L’adresse :

http://marie-bo.com/

Voilà. Encore une fois, je te remercie, Marie, de m’avoir fait ce grand honneur de répondre à mes questions. J’ai appris à t’aimer sur Facebook. Et depuis les « 10 petits loups », je t’aime encore plus fort.
À très bientôt, j’espère !

MARIE : Merci à toi !


Maintenant, pour ceux qui veulent en savoir davantage sur le thème abordé, je vous ai fait une petite compilation résumée d’infos qui vous aidera quand même à mieux cerner ce qu’englobent les troubles du comportement. Car nous avons parfois tendance à supposer qu’il s’agit uniquement de troubles de conduite.  


Les troubles comportementaux chez l’enfant

Ils peuvent se classer en:

A.-Troubles mentaux

Ces troubles incluent le retard mental, l’autisme…

B.- Troubles non psychiatriques

1.- L’hyperkinésie

C’est le principal trouble du comportement de l’enfant. Ses symptômes incluent:

  • l’hyperactivité des fonctions motrices (les enfants vont d’activité en activité) ;
  • les troubles du sommeil ;
  • les changements d’humeur (un jour il va bien, le jour suivant il ne va pas bien) ;
  • la maladresse ;
  • le comportement agressif ;
  • l’impulsivité ;
  • les comportements et dérives antisociaux (non-respect des règles),
  • et fréquemment des problèmes de dyslexie

Le terme « hyperkinésie » est utilisé pour désigner tous les types liés à ce trouble. Il concernerait 3 à 5% des enfants scolarisés, particulièrement des garçons, jusqu’à 6 fois plus que les filles.

2.- Les troubles psychiques réactionnels.

On sait par exemple que les troubles oppositionnels avec provocation font partie du développement normal de l’enfant en école maternelle ; ils peuvent en revanche être considérés comme un trouble du comportement chez les 6-12 ans. Ces troubles-là concernent les enfants désobéissants, provocateurs, colériques, en opposition permanente avec les ordres et les règles.

3.- Les troubles de la conduite

Ils incluent l’agressivité physique, la destruction de biens et de matériels, la fraude, le vol…

Tant de facteurs entrent en ligne de compte dans le développement de ces troubles (tempérament, environnement psychosocial, vulnérabilité génétique…) que les causes exactes de leur apparition ne peuvent pas toujours être identifiées. On sait seulement qu’ils sont associés aux difficultés scolaires, sans pouvoir préciser s’ils en sont une cause ou une conséquence.

Diagnostic

Il est difficile et il est à poser avec prudence car certains d’entre eux peuvent être:

  • Transitoires ou réactionnels
  • Une phase normale de maturation. C’est un sujet sensible. En effet, on ne peut pas vraiment parler des troubles décrits ci-dessus quand l’agitation, l’agressivité, la colère ou le mutisme de l’enfant sont des comportements isolés, transitoires ou en réaction à un événement. Ils peuvent aussi faire partie d’une phase normale de maturation de l’enfant.

Le diagnostic doit être accompagné d’examens approfondis incluant :

  • l’évaluation des capacités intellectuelles,
  • un bilan orthophonique (recherche de troubles du langage oral et écrit),
  • un examen psychomoteur (évaluation des fonctions motrices de l’enfant en relation avec son psychisme)
  • ou encore un bilan neurosensoriel (examen du système nerveux et des organes des sens)
  • mais un entretien avec la famille, l’environnement immédiat reste précieux.

Traitement

Quoi qu’il en soit, un dépistage précoce est essentiel, la plupart des enfants développant des troubles avant l’âge de 8 ans.

L’aide se doit d’être personnalisée. Elle comprend

  • un soutien éducatif, pédagogique,
  • une approche psychologique ou psychothérapeutique,
  • éventuellement l’administration de psychotropes pour les cas qui le requièrent absolument.

Facteurs de risque

  • Sexe : les garçons sont beaucoup plus susceptibles que les filles de souffrir de troubles du comportement. On ignore si la cause est génétique ou liée à la socialisation.
  • Grossesse et naissance : une grossesses difficile, une naissance prématurée et un faible poids à la naissance peuvent contribuer dans certains cas au comportement problématique de l’enfant plus tard dans la vie. On parle de précocité lorsque la naissance intervient avant 37 semaines de grossesse.
  • Tempérament : les enfants difficiles, capricieux ou agressifs dès leur plus jeune âge sont plus susceptibles de développer des troubles du comportement plus tard dans la vie.
  • Vie familiale : les troubles du comportement sont plus susceptibles dans les familles dysfonctionnelles. Par exemple, un enfant est exposé à un risque accru dans les familles où la violence domestique, les compétences parentales médiocres ou la toxicomanie constituent un problème. Et les parents qui maîtrisent mieux leurs émotions et gèrent facilement les problèmes au quotidien ont moins de risqües d’avoir des enfants affichant des troubles du comportement.
  • Difficultés d’apprentissage : les problèmes de lecture et d’écriture sont souvent associés à des problèmes de comportement.
  • Déficience intellectuelle : les enfants handicapés mentaux sont deux fois plus susceptibles de souffrir de troubles du comportement.
  • Développement du cerveau : des études ont démontré que les zones du cerveau qui contrôlent l’attention semblent être moins actives chez les enfants atteints de TDAH (trouble de déficit de l’attention avec hyperactivité)
  • Une carence en fer et en vitamine B12 dans le jeune âge pourrait être un facteur de risque de troubles du comportement chez les adolescents selon les résultats d’une étude publiée dans la revue médicale the Journal of NutritionCes problèmes se caractérisent par des comportements d’intériorisation, de l’anxiété et la dépression, l’agressivité et une tendance à enfreindre les règles.
  • Une carence en vitamine D pendant la grossesse selon une autre étude.

Les sujets présentaient des comportements sociaux anormaux, une altération de la chimie du cerveau et une altération de l’apprentissage et de la mémoire.

Notre étude renforce le fait que les niveaux de vitamine D au début de la vie influencent le développement du cerveau et peuvent avoir un impact sur la façon dont le cerveau fonctionne plus tard dans la vie. (…) 

  • Il existe une association entre l’utilisation prolongée de paracétamol pendant la grossesse et un risque accru d’autisme et de  TDAH, selons les resultats d’une méta-analyse faite par des chercheurs de l’Université hébraïque de Jérusalem en Israël,. L’analyse a été publiée dans l’American Journal of Epidemiology a montre une augmentation de 30% du risque relatif de TDAH (par rapport à ceux qui n’ont pas pris d’acétaminophène pendant la grossesse) et une augmentation de 20% du risque relatif pour les TSA (trouble du spectre de l’autisme). L’utilisation inutile de tout médicament doit être évitée pendant la grossesse.Les résultats de cette étude confirment les conclusions de recherches publiées dans la revue médicale Journal of American Medical Association-Pediatrics par les chercheurs de l’université de Bristol (Royaume-Uni). Elles révélaient que ce médicament augmentait les risques de troubles de comportement chez l’enfant

 

 

Références

 

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