Impasse

Aujourd’hui, dans la rubrique « Textes choisis » de Rencontres & Découvertes », j’ai l’honneur de vous présenter un texte inédit, spontané, brut qui m’a été soumis par une plume prometteuse. Un texte explosif mettant à nu des sentiments et des souffrances qu’un homme s’évertue en général à camoufler sous toutes sortes d’attitudes pour donner le change. Mais Emiliano Costa lui, s’est livré avec des mots puissants.

J’ai pris un immense plaisir à le découvrir. Je vous laisse vous faire votre propre opinion.

 

J’ai fumé. Et…

Les frustrations et les ruminations enfouies dans les décombres

Ou cachées à l’orée de mon âme sont réapparues

Avec la violence et la douleur de coups de poignard sur mon coeur.

J’avais oublié à quel point je suis faible, pleutre et régi par mes peurs.

J’avais oublié à quel point je manque de classe, de répartie

Et à quel point je manque cruellement de conversation et d’humour.

J’avais oublié que la seule manière de m’exprimer

Est à travers mes flâneries mentales grandioses en abstractions, floues,

Non connectées à une réalité ludique ayant un fort pouvoir d’attraction.

J’avais oublié que j’ai envie de sexe et d’amour.

Les râles de plaisir décomplexés d’une femme me sont parvenus

Et je me suis répété à quel point il est injuste que mon corps difforme

Ne puise s’embraser lui aussi à l’unisson avec ce corps,

Que mon âme ne puisse pas se connecter aux tréfonds de son âme,

J’étais frustré que je ne puisse pas vivre une humanité intense et folle

Ne serait ce qu’un instant…

 

Comment convertir ces abstractions folles en phrases construites et sensées

Qui me permettraient de sortir de cette solitude de l’être ?

Je suis peut être vraiment autiste. Je viens de fermer les yeux.

Ces abstractions sont colorées, des oeuvres d’art en mouvement,

Des natures mortes éphémères, de joyeux foisonnements fulgurants,

Des aspérités aux formes diverses, des fragrances aux senteurs inconnues,

Des odeurs de sensualité âcre et douce, des arcs en ciels de couleurs à l apparition fugace,

Je n’arrive pas à capter la quintessence de cet univers pour l’exprimer à mon entourage,

J’aimerais en extraire la subtantifique moelle pour devenir enfin,

Consommer mon potentiel… Putain, j’adore la femme.

Cet univers est feminin.

 

La douleur que j’ai pu ressentir, par moments,

Était accompagnée ensuite d’une douce volupté,

Un plaisir fantasmé de la peau café d’une femme magnifique

Dont les pores éructent d’une chaleur et d’une humidité

Où j’aimerais plonger à corps perdu…

Sentir ses effluves, regarder ses courbes, ses vallons,

Goûter à la douce et âcre saveur de son corps,

De ses seins, de son cul palpitant à l’unisson…

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