L’homme derrière ces histoires terrifiantes

L’interview

Cet entretien a été réalisé en direct sur Facebook Messenger… Toutes les réponses sont spontanées.


Nina : Bonjour Alexis. Je te remercie de m’avoir fait l’honneur d’accepter cette interview. Je n’en reviens toujours pas qu’en trois ans d’écriture, tu aies réussi à voler en-dessous des radars…

Alexis : En fait, c’est ma première interview oui, en tant qu’auteur😊. En tant que fugitif recherché par interpol, non 😊

Nina: 😄 Alors je te remercie doublement de m’avoir offert la primeur. C’est un grand risque que tu prends, ils pourraient débarquer à tout moment. On va essayer de boucler l’entrevue rapidement.

Nina: Alors quelle a été ta toute première pensée quand je t’ai proposé cet entretien ?

Alexis: À mon avis, ça a été de me dire que je vais me ridiculiser devant des centaines de milliards de lecteurs 😛. Ensuite je me suis dit qu’il y avait peut-être un buffet après, donc j’ai accepté 😀

Nina: Heureusement que j’ai mis le paquet alors! Ce ne sera pas un buffet mais un festin de compliments que tes fans te réservent.

Alexis: Je t’en remercie à l’avance. Les compliments aussi ça fait du bien, peut être pas autant que le buffet que j’espérais 😛 mais je t’en remercie.

Nina: D’abord, j’aimerais te poser quelques questions sur ton avant-dernier roman, La lueur qui m’a assez marquée… Je l’ai lu deux fois… Dis-moi : quel mot est associé dans tes pensées à ce titre « La lueur » ?

Alexis: Ah… Bonne question… Je n’ai pas vraiment un mot à l’esprit, mais je pense que c’est une image, plutôt, un ressenti… Difficile à expliquer…

Nina: Cette réponse rappelle l’histoire… Et comme dirait Jared « Essaie, fais un effort. »

Alexis: Un commentateur a dit : « ce roman nous ramène à notre condition d’homme, c’est là sa grande force ». Je suis assez d’accord avec ça. Sinon, je dirais, pour ne dire qu’un seul mot : « naufrage »…

Nina: Et quelle est ta partie préférée de ce roman?

Alexis: Le dernier quart, bien évidemment. La partie sur la révélation de tout ce phénomène, et surtout le tout dernier chapitre…

Nina : O.K. Tout à fait normal, c’est le résultat de tout le travail, de tout le parcours des personnages.

Alexis : C’est vrai mais pas seulement. Je mets un point d’honneur à surprendre mes lecteurs par une fin inattendue ou touchante…

Nina: Maintenant une question plus ou moins bête… Mais dont la réponse surprend parfois… Es-tu déjà tombé amoureux de l’un de tes personnages? Ne serait-ce qu’un crush qui t’ait donné envie de lui attribuer plus de place dans l’histoire pour pouvoir passer plus de temps avec elle?

Alexis: J’adorais Michaela Quinn, dans Salamanca… Maintenant, dire que j’en étais amoureux serait un ticket offert pour 6 mois d’internement en hôpital psychiâtrique… 😛

Nina: Impossible de ne pas craquer pour Mike. On n’en fait pas des plus craquantes! 😅

Nina: Une question à 3 volets : quel roman, en l’écrivant, 1) t’a procuré le plus de bonheur ? 2) Lequel t’a le plus éprouvé émotionnellement? 3) Lequel t’a imposé le plus de travail?

Alexis : Ouhlà… Le plus de bonheur, sans doute Salamanca, j’aimais cette histoire et j’ai adoré l’écrire… Éprouvé le plus émotionnellement, Josh, sans doute, car je me suis attaché à Simon et Josh plus que je ne l’aurais souhaité. La lueur aussi m’a secoué émotionnellement, mais pour des raisons plus personnelles… Enfin, ceux qui m’ont demandé le plus de travail, Heaven’s Road, mon premier, près de trois ans car j’étais très mal organisé, et Intrusions, dont j’ai revu le synopsis un grand nombre de fois…

Nina: Alexis, es-tu d’accord qu’un auteur met souvent une part de lui-même et de son monde dans ses personnages?

Alexis : Oui, souvent même inconsciemment mais certainement… En tout cas moi!

Nina: Alors lequel de tous tes personnages a été le plus influencé par ta personnalité, lequel te ressemble le plus, dirais-tu ?

Alexis : Celui qui me ressemble le plus est Andrew, toujours dans Salamanca. Donc oui, j’y suis particulièrement attaché… En attendant Denton Foley, qui devrait marquer les esprits ;)…

Nina : Qui est-ce, ce Denton Foley?

Alexis: Le personnage central de mon roman en cours… Je n’en dis pas plus, même avec une assiette de cookies sous les yeux.

Nina: Les cookies c’est donc la kryptonite de Super Arend?

Alexis: Une de mes 6535 kryptonites, oui 😛

Nina: Puisqu’on parle d’influence, qui est ton auteur classique favori? Et ton auteur contemporain le plus apprécié?

Alexis: J’ai beaucoup d’auteurs classiques, qu’ils soient français ou américains… Zola, Flaubert, Hugo, Faulkner, Steinbeck… Et Clavel, hélas décédé en 2010, qui est pour moi un auteur contemporain avec le talent des très grands auteurs classiques… J’ajouterai Stephen King pour son imagination, ses talents de conteur et sa capacité à poser une ambiance…

Nina: Un tres bel évantail de maîtres!

Nina: Que manque-t-il à ta panoplie du parfait auteur, Alexis?

Alexis: La confiance. La confiance en ce que je fais, en ma capacité à emporter mes lecteurs, à faire du bon travail, respectueux des lecteurs qui font un bout de chemin en ma compagnie…

Nina: Alors je comprends que tu as déjà le chat et la tasse fétiche..

Alexis: Alors la tasse fétiche non, parce que je les casse très rapidement… Elles ne survivent pas. Je me demande même parfois si elles ne sont pas des personnages de mes romans, c’est pour dire… Pour les chats, j’espère simplement pour eux qu’ils ne sont pas des tasses…

Nina: Une question pour le fun… Si tu devais me caser dans un roman, quel rôle me donnerais-tu? Et comment me tuerais-tu?

Alexis: Je pense que tu serais un personnage attachant et glamour. Et je m’arrangerais pour que tu survives 😉 Et que tu t’en ailles au bras du héros à la fin, dans le soleil couchant… 😊 La suite est PEGI 18…

Nina: Si j’y arrivais, je rougirais, Alexis 😊

Nina: Allez, tu l’as cherchée… Une question plutôt personnelle, si tu me l’autorises… Selon toi, ta vie rappelle (1 seul choix)….

[ ] un long fleuve tranquille

[ ] le mont Everest

[ ] les plages de Rio

[ ] le Sahara

[ ] une petite ville comme celles de tes romans?

Alexis: Étrange question… Je dirais le Sahara : une grande étendue quasi-désertique, qui rappelle mon entourage, des dunes pour obscurcir ton champ de vision et entraver ta marche en avant, le vent sablonneux pour t’aveugler parfois et t’orienter dans de mauvaises directions…

Nina: Une réponse qui nous en dit bien plus qu’on ne l’espérait… Des mots très émouvants.

Nina: Pour conclure : un mot, un seul, sans l’expliquer pour ceux qui lisent cette entrevue…

Alexis : Rédemption

Nina: Une phrase pour vos fans inconditionnels.

« Il y a des lecteurs et des lectrices qui me suivent depuis le tout premier roman, qui ont aimé chacune de mes histoires. Je leur en suis très reconnaissant, ils sont un carburant formidable pour un auteur… Tiens ! Puisqu’on en est à parler de carburant, mon concessionnaire Maserati les remercie également chaleureusement ! »

Nina: Merci Alexis pour cet agréable moment… J’espère qu’on pourra remettre ça à la sortie de ton prochain roman.

Alexis: ça va dépendre du festin promis 😊😉😛

Nina : C’est moi ou il y a des hommes en noir partout?

Alexis: Allez, je file…


Voilà, chers lecteurs et lectrices, c’était la première interview d’Alexis Arend. J’espère que vous avez apprécié son effort. Monsieur est un grand timide, qui l’aurait cru?

Maintenant, je vais vous soumettre mon humble et bref avis sur le fameux « La lueur » dont on a discuté.

Avis

Jared Finch et sa femme Amanda décident de partir en vacances au Mountain Paradise, un lieu paradisiaque, au Mont Baker.

La communauté de vacanciers est accueillante et sympathique. Tout se passe à merveille… Mais pas pour longtemps. Une lueur hypnotique apparaît soudain sur la montagne, à un endroit inaccessible à l’humain.

Une lumière blanche, ardente, perchée sur la plus haute cime, fendait la brume dense et le ciel blafard. Son éclat intense perçait les airs pour s’en venir mourir sur leurs regards étonnés

Suivent des évènements inexplicables et une perte de mémoire collective.

Et cette image, l’image de cette jeune femme dont il ne parvenait plus à restituer ni le prénom ni les traits, se faisait de plus en plus diffuse, volatile, comme si son esprit s’évertuait à en dissiper toute trace, en dépit de ses efforts pour se focaliser dessus. Et plus il se contraignait à se remémorer ce qu’il croyait savoir d’elle, plus cette image fugace s’étiolait. Il éprouvait cette même impression de souvenirs évanescents que l’on ressent lors d’un réveil matinal. On croit pouvoir se rappeler son rêve, on le sent présent à son esprit, tangible, on s’efforce de le faire remonter à la surface en tentant de le revivre et pourtant, seconde après seconde, les bribes qu’il nous en reste nous échappent, nous filent entre les doigts, sans qu’on puisse rien faire pour les retenir…

Puis c’est au tour du ciel de s’ouvrir…

Autour de la lueur, le ciel se craquelait. Partant du cœur de la lueur, de fines zébrures couraient, morcelant le ciel blafard comme du verre brisé. Bien que peu nombreuses et guère étendues, elles ne laissaient planer aucun doute sur ce qui était en train de se produire… Le ciel se fissurait. L’image était si impensable, si épouvantable qu’il ne pouvait en croire ses yeux. Plus encore que de voir la terre s’entrouvrir tout à coup sous ses pas, ou les eaux furieuses d’un océan déchaîné submerger à grand fracas tout ce qu’elles rencontrent sur leur passage.

Que se passe-t-il donc à Mountain Paradise en ce merveilleux mois de juillet? Je vous laisse le découvrir à votre tour.

Quant à moi, ce qui m’a le plus impressionnée dans ce roman c’est la patience de l’auteur pour poser l’ambiance et entraîner le lecteur avec lui progressivement dans la folie environnante.

Comme toujours, le texte est extrêmement bien écrit. Pour lire Alexis, il faut aimer les mots autant que l’histoire. J’ai été servie.

Et la fin… ! Le mot qui la décrit le mieux, selon moi, est PUISSANTE.

Les trois derniers chapitres m’ont ébranlée. La conclusion m’a tout simplement coupé le souffle… Comme toujours, elle a été tout à fait inattendue! Et la minutie de l’auteur à satisfaire la curiosité du lecteur sur chaque point ayant contribué au dénouement final m’a impressionnée.

La lueur est le quatrième roman d’Alexis sur cinq, tous aussi étonnants et émouvants les uns que les autres. On peut dire qu’il maîtrise son art…

La lueur… Du Arend dans toute sa splendeur!

Pour découvrir ses autres romans : cliquez sur une image de couverture.

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